Dom Juan nous séduit. Le metteur en scène André Fornier a su faire évoluer l’évènement de la biennale. Au Fort, le public existe.
Le metteur en scène André Fornier joue la carte du spectacle populaire et de l’humour en s’appuyant sur une distribution solide.
Dans cette mise en scène le coté sarcastique et et narquois est accentué. Mise en scène somptueuse.
André Fornier ne se contente pas de monter des pièces, il convie les spectateurs à un moment de complicité et de partage. Il orne son Dom Juan de clins d’oeil et d’accessoires, il ne perd pourtant pas son sujet et lui donne au contraire une envergure étonnante.
Une biennale qui sait ravir le spectateur. On se souvient des précédentes, dans ce lieu magique où les pierres du fort et la nature, ajoutent d’emblée au charme des représentations. N’oublions pas une chose pour le spectateur qui n’aurait pas encore franchi les portes les années antérieures, c’est qu’il se trouve face, et l’on pourrait dire presque dans le spectacle. L’ouïe et l’œil sont à la fête, car le théâtre renoue avec la tradition, le spectacle est dehors. Autre originalité de cette biennale, c’est celle de convier le spectateur à un repas, car pour bien apprécier la suite, l’entracte ici est culinaire. Et c’est toujours un plaisir de partager son repas auprès des autres, sur ces grandes tables, on renoue là encore avec un esprit de fête et de convivialité. André Fornier connaît le lieu et il sait utiliser chaque recoin, chaque espace, ne doutons pas que cette année encore, il nous donnera un vrai théâtre populaire.
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